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jeudi 10 mai 2007

Pas de trêve pour les rêves

En venant nous installer à Montréal, nous étions sûrs que la mer allait nous manquer. Il y a certes le Saint-Laurent, mais, comme c’est un fleuve, ça n’a rien à voir… c’est effectivement ce que nous pensions jusqu’à hier. À partir de la ville de Québec, le fleuve s’élargit tant qu’on pourrait presque oublier la rive opposée, là-bas, perdue dans les brumes… En descendant de voiture quelque part entre La Malbaie et Tadoussac (du côté de Saint Siméon), nous pouvons même respirer à pleins poumons l’iode qui nous manquait déjà ! L’océan est encore loin, mais il est déjà là, sous nos yeux, et nous sommes soulagés à la pensée que, même au coeur de l’hiver, nous pourrons remonter le fleuve pour retrouver l’Atlantique dans toute sa splendeur.

Cette découverte m’amène à m’intéresser un peu plus à ce fleuve : où prend-il sa source ? Le plan du Québec ne l’indique pas, puisque le fleuve dépasse les contours de la carte. Sachant que les chutes du Niagara constituent la frontière naturelle entre les États Unis et le Canada, je me demande si elles ne seraient pas à la source du Saint-Laurent. Mais, après vérification (merci Wikipédia et Google Earth !), il s’avère que la source du Saint-Laurent est le lac Ontario, l’un des grands lacs des États Unis, et les chutes du Niagara se jettent en fait dans le lac Ontario (elles se trouvent entre le lac Erié et le lac Ontario). Bref, un petit schéma vous en donnera une image plus juste ! Il est tiré de l’article de Wikipédia (encyclopédie en ligne sur internet à laquelle chacun peut collaborer en y apportant « tout contenu de création intellectuelle (…) proposés à la libre diffusion et redistribution » http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil) :

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Rassérénés par cette découverte, nous avons continué notre route le coeur léger… Arrivés à Baie Saint Paul, nous décidons de prendre la route qui s’enfonce dans les montagnes. Là, le paysage correspond tout à fait à l’image que nous avions du Québec, très arboré et très montagneux, beaucoup plus attrayant que les plaines ternes que nous avons vues de Montréal à Québec (ce qui me fait dire que le Québec commence… à Québec !). De plus, comme nous remontons vers le nord, il y a encore de la neige au pied des sapins, et les lacs sont encore en partie gelés, ce qui, pour nous pauvres Bretons qui n’avons que rarement accès à ces plaisirs hivernaux, tient du miracle ! Je suppose que nous ne serons plus aussi émerveillés après un hiver à Montréal, alors profitons donc de ces moments de liesse…

Nous arrivons à Tadoussac en fin d’après midi. C’est l’endroit où nous voulons passer la nuit, mais c’est également l’endroit où notre route bifurque vers l’ouest et le lac Saint-Jean.

À Tadoussac, d’après ce que j’ai lu dans le guide, il ne se passe pas grand chose, le village ne prend vie qu’en été, grâce aux excursions sur le fleuve pour aller observer les baleines, les phoques et autres bélugas (ce que nous avons bien l’intention de faire !). Nous avons de la chance : la saison vient juste de démarrer et les excursions ont déjà repris. Nous n’avons donc plus qu’à trouver un hébergement. Notre critère de choix est simple : il nous faut un accès internet sans fil afin de mettre le site à jour. Nous nous renseignons à l’office du tourisme, où l’on nous indique trois endroits : le plus grand hôtel du village (qui est aussi le plus cher), l’auberge de jeunesse (où il ne reste des lits que en dortoir), et enfin les chalets à louer près du camping de Tadoussac. Le choix est donc vite fait, et nous nous rendons aux chalets, tenus par une famille suisse tellement sympathique et serviable (comme la plupart des gens au Québec, est-il nécessaire de le rappeler ?!) que nous décidons de passer deux jours dans ce charmant village (ne jamais se fier aux guides touristiques…). Parmi les activités proposées ici, outre l’observation des baleines, on peut également observer les ours noirs, et, en hiver, faire des excursions en traîneaux à chiens, à raquettes, en ski de fond ou en motoneige. Nous apprenons même que l’on peut parcourir tout le Québec à motoneige, sur une route qui leur est réservée (donc en pleine nature, loin des voitures !), c’est en fait un réseau de sentiers qui existe également aux États Unis. Nous décidons donc de faire de Tadoussac notre lieu de villégiature pour les deux années à venir, de nous essayer à la motoneige, et, pourquoi pas, de parcourir le Québec et peut-être le grand nord à motoneige ?! Allez, un rêve de plus à réaliser, ça ne se refuse pas, n’est-ce pas ?!

par Myriam

Photos

sur la route des montagnes, à Baie Saint-Paul Le Saint-Laurent, à La Malbaie Le Saint-Laurent, à La Malbaie Le Saint-Laurent, à La Malbaie Le Saint-Laurent, à La Malbaie Le Saint-Laurent, du côté de Saint-Siméon Le Saint-Laurent, du côté de Saint-Siméon Le Saint-Laurent, du côté de Saint-Siméon Le Saint-Laurent, du côté de Saint-Siméon Un lac gelé la forêt en bord de route Un lac gelé Un lac gelé Un lac gelé Un lac gelé Un lac gelé Un lac gelé Un lac gelé Un lac gelé Le "traversier" (le bac), entre Baie Sainte-Catherine et Tadoussac Le "traversier" (le bac), entre Baie Sainte-Catherine et Tadoussac la vue du "traversier" La vue du "traversier" Le "traversier" (le bac), entre Baie Sainte-Catherine et Tadoussac

Carte

Diaporama

 

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Le "traversier" (le bac), entre Baie Sainte-Catherine et Tadoussac