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Publication le 2007-01-22 13:43:00

Mis à jour le 2007-01-22 13:42:41

Livres

Le corps exquis

de Poppy Z Brite

22 janvier 2007

Dans ce troisième roman après « Âmes perdues » et « Sang d’encre », nous retrouvons l’univers de la Nouvelle-Orléans, la ville natale de l’auteur, ville peuplée de créatures plus étranges les unes que les autres, qui mènent une vie tout aussi bizarre… Nous avions été habitués à un univers masculin avec Poppy Z Brite et, ici encore, seuls les mâles ont le droit de cité (à part la mère du jeune Tran, évoquée à l’occasion…). Cela ajoute au malaise de ce monde terrifiant où la chair est à la fois gaie et gay, et où les personnages dégustent les corps, les dépècent, s’en repaissent.

Avec « Le corps exquis », Poppy Z Brite ne nous épargne rien : sodomie, nécrophilie, cannibalisme. Un roman sanglant à souhait, quasi-organique… La mort y est charnelle jusque dans les parfums et les atmosphères. Nous sommes bien loin de Nothing, Molochai, Twig et Zillah, les personnages d’« Âmes perdues ». Point de vampires ici, juste des prédateurs humains qui obéissent à leurs instincts meurtriers. Nous ne sommes pas non plus du côté des victimes qu’étaient Trévor et Zach dans « Sang d’encre », qui, même s’ils n’en périssaient pas, étaient soumis aux forces démoniaques.

Nous sommes ici du côté des tueurs : Le premier s’évade, le second est toujours en liberté… Andrew Compton et Jay Byrne finiront par se rencontrer pour un festin consommé en amoureux… Le Sida rôde également dans ces pages, et la mort omniprésente (meurtres, maladies…) nous mène dans un dédale crasseux dans lequel, finalement, il vaut mieux être mort que vivant.

« Je m’appelle Andrew Compton. Entre 1977 et 1988, j’ai tué à Londres 23 jeunes hommes et adolescents. J’avais 17 ans lorsque j’ai commencé, 28 lorque l’on m’a capturé. »

Si vous n’étiez pas végétarien, vous allez le devenir.

Myriam